Portrait

Je suis née à Toulouse, en France, mais j’ai passé toute mon enfance à Pointe-Noire en République Populaire du Congo, jusqu’au baccalauréat. Revenue à Toulouse pour y suivre des études d’histoire de l’art, j’y ai obtenu un D.E.A. sur le thème des mosaïques de pavement du XIIe siècle en Europe.
Ces premières années furent l’occasion d’une fabuleuse constitution de banque d’images mentales. Avec un arrêt privilégié auprès des masques africains et de l’iconographie romane. Puis, je passe un an en Italie dans une école d’art.
A l’Institut Albe Steiner de Ravenne, j’apprends la technique de la mosaïque antique appliquée à la création contemporaine et à la copie d’antique. Je commence à exposer. Tous ces travaux sont visibles sur le site www.valerielafont.com

Depuis 2003, je vis et travaille à Zaouit, près de Tiznit, au Maroc. C’est une ville où l’artisanat est très riche. Aux portes du Grand Sud, on y sent l’appel du désert, on y comprend la vie des nomades. Une ville de Berbères à la culture haute en couleurs dans laquelle je puise souvent, notamment en réutilisant des bijoux anciens que je fais restaurer et que je réinterprète.

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C’est en découvrant dans le soukh des bijoux de Tiznit, un soukh célèbre dans tout le Maroc, des pierres intéressantes à utiliser en mosaïque, comme le lapis lazuli ou le corail, que j’ai eu l’envie d’utiliser ces pierres pour créer des bijoux. Depuis six ans, je suis passée de l’utilisation des pierres semi-précieuses et de l’argent à toutes les formes d’artisanat marocains utilisables pour cette pratique, essentiellement la passementerie qui avait tant inspiré Yves-Saint-Laurent.
Cela donne un style très personnel fait de divers mélanges, où chaque pièce est unique, drôle ou raffinée, et où les tableaux de la Renaissance italienne, l’artisanat berbère, l’Afrique et les tableaux de la fin du XIXe siècle période pré-impressioniste sont mes principales sources d’inspiration.